Caméras piétons

La police municipale de Thouars s’est dotĂ©e de camĂ©ras piĂ©tons. Ce dispositif s’inscrit dans une dĂ©marche de rapprochement entre les forces de sĂ©curitĂ© et la population, et Ă  des fins de maintien de l’ordre, de prĂ©vention et de secours. Il contribue Ă©galement Ă  la prĂ©vention des atteintes contre les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure tout en garantissant le respect des règles dĂ©ontologiques Ă  l’occasion des missions rĂ©alisĂ©es par les personnels de police.

Le dĂ©cret n°2016-1860 du 23 dĂ©cembre 2016 autorise les agents de la police nationale, les agents de la police municipale, les gendarmes et les sapeurs- pompiers Ă©quipĂ©s de «camĂ©ras-piĂ©ton» Ă  filmer en tous lieux : – lieux publics, – lieux privĂ©s ouverts au public, – domiciles et assimilĂ©s.

Le dĂ©clenchement de ce dispositif est Ă  l’initiative des policiers qui en sont dotĂ©s, et les personnes filmĂ©es ne peuvent s’y opposer.

EncadrĂ© par l’article L.241-1 du code de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure (CSI), l’enregistrement visuel et sonore a pour finalitĂ©:

· de prévenir les incidents au cours des interventions des policiers et des gendarmes;

· de constater les infractions et de collecter les preuves nécessaires à la poursuite de leurs auteurs;

· et d’assurer la formation et la pĂ©dagogie des policiers et des gendarmes.

Des garanties pour les citoyens et les policiers

La loi encadre strictement l’utilisation de la «camĂ©ra-piĂ©ton» et prĂ©voit les garanties suivantes pour les citoyens et les utilisateurs : • Le port de la camĂ©ra est apparent • L’information orale des personnes concernĂ©es est prĂ©conisĂ©e, sauf circonstances particulières • Un « signal visuel spĂ©cifique » est visible lors de l’activation de l’enregistrement • Les personnels auxquels les camĂ©ras individuelles sont fournies ne peuvent avoir accès directement aux enregistrements auxquels ils procèdent • Les images et sons captĂ©s sont stockĂ©s dans des espaces sĂ©curisĂ©s • L’accès aux enregistrements est strictement encadrĂ© et limitĂ© • Les images et les sons enregistrĂ©s sont conservĂ©s durant 6 mois et dĂ©truits Ă  l’issue • Le droit d’accès aux fichiers s’exerce de manière indirecte en sollicitant la CNIL, pour procĂ©der Ă  l’examen de la conformitĂ© des images et sons stockĂ©s.

Le cadre juridique

Le cadre juridique relatif au déploiement des caméras a été finalisé avec la publication du décret n° 2022-605 du 21 avril 2022, qui modifie les articles R.241-1 et suivants du code de la sécurité intérieure en intégrant notamment dans l’utilisation des caméras la fonction de

Revisualisation des images captĂ©es par les agents porteurs d’une camĂ©ra lorsque cette consultation est nĂ©cessaire pour faciliter la recherche d’auteurs d’infractions, la prĂ©vention d’atteintes imminentes Ă  l’ordre public, le secours aux personnes ou l’Ă©tablissement fidèle des faits lors des comptes rendus d’interventions. Ces Ă©volutions intègrent Ă©galement la possibilitĂ© de renvoyer les images captĂ©es vers les salles de commandement de la police et de la gendarmerie. L’utilisation des camĂ©ras-piĂ©tons doit toutefois rĂ©pondre Ă  un cadre dĂ©terminĂ© concernant les fonctions et attributions de l’utilisateur, le respect des règles d’enregistrement et l’information des personnes filmĂ©es. Ă€ ce titre, il est important de noter que l’enregistrement n’est pas permanent mais est dĂ©clenchĂ© Ă  la seule initiative des policiers et des gendarmes le temps de leur intervention, dans les conditions Ă©noncĂ©es Ă  l’article L. 241-1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il s’agit des cas dans lesquels « se produit ou est susceptible de se produire un incident, eu Ă©gard aux circonstances de l’intervention ou au comportement des personnes concernĂ©es». Les camĂ©ras et les supports informatiques de transfert sont Ă©quipĂ©s de dispositifs techniques sĂ©curisĂ©s permettant de garantir l’intĂ©gritĂ© des enregistrements jusqu’à leur effacement ainsi que la traçabilitĂ© des opĂ©rations.